pour ceux qui aiment que le plaisir dure: 100km, 24h, raids, courses d'ultrafond par étapes
(Bilan dune préparation hivernale plus « musclée »)
Un constat, lultramarathonien est plus musclé que le marathonien. Les revues spécialisées l'écrivent, mais il suffit de se présenter au départ de lune et lautre de ces courses pour sen rendre compte. Pourtant, paradoxalement, sur les distances supérieures au marathon on tape dans les protéines. La consommation de glycogène est inférieure et elle est compensée par une mobilisation plus importante des lipides mais aussi par l'utilisation de protéines musculaires comme carburant.
Pour terminer un 100km nul nest besoin davoir une musculature à la Kouros (recordman du monde toutes distances à partir du 24h sauf sur les 6 jours où le record appartient au français Jean Gilles Boussiquet) mais il est certain que davoir les cannes solides aide bien. Alors, comment bâtir une bonne musculature (sans prendre trop de volume) alors que dans nos compétitions et sorties longues nous « bouffons » du muscle.
La complémentation en acides aminés est couramment utilisée par les sportifs dendurance. Personnellement je ne prends aucun complément alimentaire, je préfère une nourriture naturelle, variée et riche en protéines dorigines diverses, animales et végétales.
Cependant, malgré ces précautions alimentaires, les problèmes rencontrés en compétition ont souvent une origine musculaire liée à une casse importante de fibres à partir des deux tiers de la course. Jai donc décidé en septembre de minscrire dans une salle de gym pour compléter mon programme dentraînement par trois séances de musculation. Mon plan a été élaboré en collaboration avec un entraîneur diplômé de la salle de sports. Lobjectif était de travailler lendurance force en évitant de développer de la masse. Pendant huit mois jai suivi ce programme qui comportait une séance de gainage, une séance de développement général et une séance pour les jambes. Les premiers tests de terrain ont eu lieu début avril. Certes je suis en dessous de mon record à Gravigny mais pour dautres motifs, des raisons mentales. Et cest parce que physiquement je me suis senti en parfaite condition musculaire que jai voulu aller courir aux 24h de St Fons le week-end suivant (même si lidée de départ nétait pas de courir un deuxième 24h complet) Il est certain que sans le travail en salle de cet hiver jaurais été bien incapable de courir celui-ci de cette façon une semaine plus tard. La récupération aussi sest trouvée grandement améliorée et cinq semaines plus tard je suis en période de recharge glucidique pour mon prochain 100km dimanche prochain.
Le bilan de ce travail musculaire hivernal est donc positif chez moi, je nai pas limpression davoir perdu mon temps en fréquentant la salle. Jencourage tous les coureurs, en particulier dultrafond, à en faire autant. Faites des squats !