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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 00:31
Je n'écris plus souvent sur mon blog, de plus faire un CR d'une course qu'on n'a pas terminée est un exercice difficile, mais l'aventure peu banale que je viens de vivre sur le Grand Raid des Pyrénées (GRR) vaut bien quelques lignes. En effet, je me suis retrouvé seul, perdu en pleine nuit à 2400 mètres d'altitude, face à un ours!

Je n'ai jamais eu aussi peur de ma vie car je ne savais pas comment allait réagir l'animal, pas plus que je ne sais comment affronter un plantigrade. Dans ce cas, face à la situation et vu la longueur de la bête, je n'ai pas cherché à franchir l'obstacle. J'ai pris mes jambes à mon cou et j'ai dévalé la pente pour revenir à la case départ.


Pourtant, la fête s'annonçait longue et belle au départ de cette 1ère édition du GRP. Un départ à 22h, par une nuit étoilée. Le temps était avec nous en cette fin de mois d'août, les premiers kilomètres agréables, physiques certes mais il fallait s'y attendre, nous savions que sur cette épreuve nous allions trouver des difficultés. Je trouve quand même le départ rapide pour un tel monument, 9000 mètres à grimper, aussi je me laisse glisser vers l'arrière dès les premiers raidillons. Avec un centre de gravité placé haut je suis un piètre grimpeur et je ne veux pas gaspiller l'énergie dans les premières pentes. Je me sers à chaque fois des descentes, qui conviennent mieux à mes longs segments, pour gagner quelques places qui me permettront d'atténuer les efforts en montée. J'arrive au 1er CP, col de Portet (alt. 2215m) avec un groupe de « non violents » mais qui ont quand même l'air d'en avoir sous la semelle. Je choisis de rester sur ce rythme, surtout pas plus vite car la dernière bosse servie en entrée me laisse envisager le pire en plat principal. Après une sympathique descente nous rejoignons un groupe de coureurs égarés. D'autres recollent de l'arrière et nous nous retrouvons très vite à une cinquantaine de coureurs à la recherche des balises. A défaut de rubalise nous suivons le fléchage du GR, puis le torrent, espérant arriver à Hourquette Nère (alt. 2465 m ) Hélas, nous ne sommes plus sur le bon chemin. Le sommet de cette montagne, est très escarpé. Est-ce Hourquette Nère ou une autre montagne ? ...je n'en sais rien, je suis le train comme tout bon wagon, bien content d'être calé à cet endroit.


C'est alors que le groupe se scinde. Il y a les partisans du passage par le bas, au GPS, et les partisans du passage par le haut, à l'intuition, puis tous ceux qui suivent, comme moi. Mon erreur est d'être parti sans road book, je pensais qu'ils étaient distribués avec les dossards. Je serais plutôt partisan du passage par le haut car je crois à cet instant que le second pointage est situé à Hourquette Nère. En réalité, il a lieu 9 km plus loin, à Tournaboup. Hourquette Nère est un poste alerte. Je décide finalement de suivre la grande majorité du groupe, soit ceux qui descendent. Quelques minutes plus tard l'un des coureurs du groupe du haut nous interpelle. Il vient d'avoir le PC course, il faut passer par le haut. Je décide de remonter mais personne ne suit, ils ont confiance en leur guide. Quant à moi, je ne vois plus le groupe du haut, ils ont tournés pendant que je remontais. Le message ne m'ayant pas été transmis directement et le téléphone arabe fonctionnant très mal dans ces montagnes, je n'ai pas beaucoup d'informations, je sais seulement qu'il faut passer par le haut, puis prendre à gauche. Ne voyant personne, j'attaque alors l'escalade des parois rocheuses pour atteindre le sommet. Je suis sur un plat d'une quarantaine de mètres de largeur et je m'empresse d'aller voir en face. Aïe, ça tombe à pic ! Je cherche plus loin mais partout c'est la même chose, trop dangereux ! Je retrouve mon chemin d'accès, c'est pareil ! Je ne sais pas comment j'ai fait pour monter, mais vu d'ici c'est assez impressionnant. Heureusement, de nuit la vision des choses est différente, on ressens moins le vertige. Plus bas je vois des frontales, des coureurs qui contournent cette montagne par la droite alors que nous étions passés par la gauche. J'aimerais les rejoindre mais je ne peux pas. Sans issue de ce côté, je me résigne à redescendre du côté gauche. La descente est plus difficile que la montée. Je choisis une paroi avec quelques arbres, en cas de chute ça peut amortir. Je suis obligé de me laisser glisser par moments. Je suis conscient des risques, aussi je fais très attention, je prends mon temps, je réfléchis à chaque action, chaque appui de pied et de main. Heureusement, cette partie escaladée n'est pas très haute, 20 à 30m environ, et je rejoins assez vite les rochers où j'ai perdu le groupe. Maintenant que j'ai vu disparaître les différents groupes de là-haut, je sais qu'il me faut couper vers la droite en descendant les rochers. Je descends presque allègrement, tant pis pour le temps perdu, nous avons 46h devant nous et dans quelques heures il fera jour, ce sera différent. Je suis venu avant tout pour la beauté de ces paysages, pas pour le chrono. Soudainement, je prends conscience qu'il y a un moment que je ne me suis pas ravitaillé, préoccupé par ailleurs. Surtout ne pas oublier de boire, je regarde l'heure. A ce moment de la course je crois avoir perdu deux heures dans cette galère et je m'en fiche. Aujourd'hui, avec mes calculs, je pense avoir perdu seulement une heure, j'ai dû me tromper dans ma lecture. Je m'arrête donc pour boire ... et c'est alors que commence l'autre course !


J'ai devant moi deux petits rochers à sauter avant de me retrouver, deux ou trois mètres en contrebas, sur une grande plateforme rocheuse. Et sur cette plateforme je vois une ombre. Une ombre arrondie et allongée, une grosse tâche brune. Ici tous les rochers sont gris. Et puis il a une tête et des oreilles arrondies, alors tout de suite je pense à un ours. Il vaudrait peut-être mieux le laisser dormir et partir sans faire de bruit. Je fais deux pas en arrière mais je me ravise. Je reviens. J'éprouve une sorte de fascination et d'attirance, et je voudrais m'assurer qu'il s'agit bien d'un ours. Tant qu'il dort, il ne me fait pas peur. Je l'observe, je braque la frontale sur la tête en question. Et là, je vois sa lourde tête qui se soulève, c'est bel et bien un ours. Que faire ? essayer de passer, certainement pas! ...remonter ? trop dur et il m'aura en point de mire. Il n'y a qu'une issue, partir à gauche vers la ligne de départ en redescendant le torrent. En un quart de seconde,  j'opte pour cette solution et je détale comme un lapin. C'est seulement deux cent mètres plus loin que la trouille me prend, une vraie trouille comme je n'ai jamais connue. Parce que c'est à partir de ce moment là que je commence à réfléchir et que je prends vraiment conscience du danger.


Avant, j'ai réagi plus par instinct mais maintenant je réalise pleinement que je ne suis rien face à cet animal. Je ne sais pas comment réagir en cas d'attaque. Je n'ai que mes bâtons de course pour me défendre. Un coup de bâton sur le museau à Baloo? ...non, il est bien trop haut. L'embrocher avec mon bâton? ...non, le cuir est trop épais, je ne vais pas déjà commencer à vendre la peau de l'ours ! Taper contre un tronc d'arbre avec mes bâtons me paraît être la seule bonne idée car je crois avoir entendu dire qu'ils sont assez craintifs. Je ne vois pas d'autre solution, faire le mort ne servirait sans doute à rien, il penserait que le repas est servi. Mais je ne sais pas si cela suffira et je prie pour qu'il ne vienne pas. Ce serait trop con de finir comme ça, bouffé par un ours. Alors je cours de plus en plus vite mais j'ai des nausées, j'ai envie de vomir. La vitesse ou la peur ? Sans doute les deux. Et puis je me casse la figure sans arrêt. Je ne trouve pas de sentier, je ne prends pas vraiment le temps de chercher non plus. Je saute entre rochers, branches, herbes folles. Par deux fois je me tords la cheville gauche. Côté droit c'est la malléole, un choc contre un rocher. Je tombe, me relève aussitôt, retombe, mes jambes saignent, mes genoux aussi. J'essaye de passer par le torrent. C'est pareil, ça glisse. Mais en même temps il me vient à l'idée que si l'animal marche au flair, en changeant de côté il pourrait perdre ma trace, donc je traverse et retraverse plusieurs fois le cours d'eau. Je ne sais plus où je suis mais l'essentiel est de continuer à descendre vers la vallée. En même temps, je me dis que le temps qui passe joue en ma faveur, mes chances de survie augmentent. J'écoute depuis là-haut, je n'entends pas de grognements. S'il était mécontent, il se serait déjà manifesté. Je recommence à y croire. Il n'a pas dû se lever ce gros fainéant. Il s'était peut-être déjà régalé de deux ou trois agneaux. Et puis s'il vient je lui dirai que j'ai aperçu de beaux veaux sous la mère en montant, c'est bien meilleur que la vieille carne qui me sert d'enveloppe.


A cet instant je sens une douce caresse contre mes mollets, comme une fourrure. ...Une fourrure!!!!! Là ce sont tous mes poils qui se hérissent. Je retiens un cri et j'incline la tête et la frontale sur le mollet délicatement caressé : ce sont des plantes, je suis sur un passage où poussent des plantes que je ne connais pas, aux feuilles très douces et soyeuses. Ouf ! C'est bon, il faut que j'arrête de délirer, il ne viendra pas ce soir, je n'ai plus qu'à rentrer tranquillement à Vieille Aure. La peur est retombée.


Malgré tout j'attends d'être plus près de la vallée pour appeler le PC course. Je ne sais plus où je suis, il est 5 heures et rien ne s'éveille autour de moi, il y a déjà une heure que j'ai vu l'ours, je suis perdu, les pieds dans l'eau glacée du torrent, un tronc d'arbre me barre la route. Je tente de passer par la droite, impossible! A gauche c'est pareil, les mêmes pierres et les mêmes plantes grasses que là-haut, chez le bouffeur de miel, je n'ai pas envie de remonter. Le PC essaye de me localiser :
« PC : -vous voyez l'étoile polaire ?
Moi : - non, je ne vois pas grand-chose à cause des sapins. Je vais essayer de me déplacer...
PC : - et la Grande Ourse, vous la voyez ?
Moi : -.... »
Par la suite je demanderai à l'organisateur si c'était de l'humour. Il me confirme que non et se montre désolé. Je lui dis qu'il n'a pas à être désolé car il m'aura fait bien rire et j'en avais besoin à ce moment là.


L'organisation me conseille d'attendre le lever du soleil mais au bout de 10 minutes je repars car j'ai froid, j'ai les pieds trempés, gelés, je sens qu'il faut marcher. Donc, je remonte les « pierres à ours » car il n'y a pas d'autre choix. Puis je redescends et je finis par trouver une rubalise. Je suis rassuré. Pourtant j'apprendrai le lendemain que j'étais à cet instant précis dans le garde-manger de l'ours. Jusque là je disais « un ours » mais dans le village on m'a dit non, c'est « l'ours », celui qui a été localisé là-haut. Il vit dans cette montagne. Il y a quelques jours, le berger est descendu dans le village, affolé, son bétail paniquait et il a entendu les grognements. Mais j'ai eu de la chance, parait-il, car il s'agit d'un mâle. Les femelles sont plus agressives. Tiens, c'est comme chez nous les humains! ;-)


Guidé par le PC course, je finis par trouver des bouses de vaches, puis les auteurs de ces bouses. J'aime les vaches cette nuit, elles me paraissent plus douces que jamais. Ainsi j'arrive enfin à rejoindre le col de Portet mais je descends du mauvais côté et quand je rejoins le bitume il me reste 22km à parcourir. Mais quelle joie de retrouver le bitume, je ne veux plus le quitter. Quelle joie de se sentir entier malgré quelques lambeaux de chair aux genoux, quel bonheur de vivre, tout simplement. L'organisation me propose de rentrer en stop mais il n'en est pas question, j'ai le temps et je ne suis pas fatigué, j'étais venu pour faire davantage de km, je rentrerai donc à pied par la route à Vieille Aure en savourant cet instant.


J'arrive à Saint Lary Soulan, il reste 2 km pour atteindre Vieille Aure. Tiens, la maison de l'ours ! ...Grrrrr !!!!!!

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 13:25
La 3ème édition des 6 jours d'Antibes aura lieu du 8 au 14 juin 2008 et la 2ème édition des 48h du 12 au 14 juin. Le défi lancé par Gérard Cain en 2006 connait un franc succès international. En effet, cette année 63 coureurs sont inscrits sur les 6 jours et 18 coureurs prendront le départ des 48h. Plusieurs parmi eux viennent de l'autre côté de nos frontières et on peut présager que des coureurs comme Ron Teunisse, Cornélia Bullig ou Edit Bercès ne font pas le déplacement sans une quelconque ambition.


Pour les 6 jours, Ron Teunisse, avec une marque de 261 km sur 24h et 25h au Spartathlon a une belle carte à jouer. A 56 ans on est encore jeune pour l'ultramarathon. Parmi les autres favoris figurent bien entendu ceux qui ont fait leurs preuves sur le circuit d'Antibes, Christophe Laborie et Michaël Miccaletti. Au même niveau on devrait retrouver l'expérimenté Patrick De Geyter ainsi qu'Hervé Bec que je soupçonne d'être bien préparé en vue de cette épreuve.

Juste derrière, de nombreux coureurs peuvent venir jouer les trouble-fête:
- le Grec Constantin Baxevanis, auteur d'une marque à 707km
- Robert Bertin et Saïd Khala le métier devrait payer
- Rudy Wedlarski et Alexandre Forestieri, les valeurs montantes
- Kim Rasmussen et Philippe Emonière, deux bons potentiels
- Philippe Dieumegard, une valeur sûre
- Reinhold Lamp, il faut toujours se méfier des Allemands sur ce type d'épreuve
- le Catalan de Vic Eduard Clemente, pour une première sur 6 jours. J'ai eu l'occasion de courir plusieurs heures avec Eduard pour son premier 24h sur une piste en béton à Barcelone et je peux confirmer que les cuisses de sauterelle d'Eduard, c'est aussi du béton! De plus, c'est un garçon qui me paraît très fort mentalement, il pourrait très bien créer la surprise. Vaya Eduardo, comme je serais content!
- enfin deux femmes auront un rôle à jouer dans le classement au scratch. Il s'agit des redoutables Edit Bercès et Cornélia Bullig. Mais attention aussi à la vaillante Martina Haussmann!


Sur 48h, l'autre Catalan ibérique, Paris Canals Robira semble intouchable mais nul n'est à l'abri d'une surprise sur une telle durée. Il devra se méfier en particulier de Fred Genta, vainqueur de la précédente édition. Pour la 3ème marche du podium, la course semble plus ouverte.


Pour ma part j'aurai le plaisir de participer à la "petite", et surtout de retrouver Gérard et tous mes amis coureurs.

Site officiel: http://www.6jours-antibes.fr/

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 20:57
Dès le début, en 2005, j 'ai aimé ce projet de meneurs d'allure à Millau, lancé par Bruno Heubi et soutenu par Mizuno. Mais je n'y avais pas encore participé car en 2005 je sortais de la Transe Gaule, et en 2006 j'ai essayé de savoir ce qu'était le Spartathlon.


Cette année je n'avais pas d'excuses. Je n'avais pas encore participé à une seule compétition en 2007, et je n'avais pas de projet (ça y est ça va venir!) L'idée me plaisant, j'avais envie de m'y investir sérieusement. Mais voilà, les circonstances en ont décidé autrement. Début 2007 je me suis investi dans un projet qui me harassait, et après il a commencé à faire trop chaud.En cours de prépa je n'ai pas voulu en parler à Bruno, je ne voulais pas l'effrayer. Car malgré tout j'avais confiance, les sensations étaient bonnes à l'entraînement.


Aujourd'hui l'objectif est atteint, je peux donc ressortir les chiffres.

Kilométragre mensuel:
Janvier: 67km
Février: 112km
Mars: 113km
Avril: 41km
Mai: 52km
Juin: 45km
Juillet:131km
Août: 147km
Septembre: 161 km avant Millau


Après la prépa, on en arrive à la mise en oeuvre. Plutôt que des mots je préfère un tableau, d'un côté le prévisionnel, de l'autre la réalisation. Bon, rien à dire, mission accomplie. Il m'était demandé de mener en 12h -qui dit 12 sous-entend 11h59- je finis en 11h57 (oh bien sûr ça me démangeait, mais...)

Distance    Prévisions            Réalisé        
    Durée     Durée    Vitesse    Durée    Durée    Vitesse
5      00h34    00:34:00    8,82    0h34'00    00:34:00    8,82
10    01h08    00:34:00    8,82    1h07'24    00:33:24    8,98
15    01h42    00:34:00    8,82    1h40'38    00:33:14    9,03
20    02h16    00:34:00    8,82    2h14'11    00:33:33    8,94
25    02h50    00:34:00    8,82    2h48'07    00:33:55    8,85
30    03h25    00:35:00    8,57    3h22'00    00:33:53    8,85
35    04h00    00:35:00    8,57    3h55'57    00:33:57    8,84
40    04h35    00:35:00    8,57    4h29'21    00:33:24    8,98
45    05h10    00:35:00    8,57    5h05'00    00:35:39    8,42
50    05h50    00:40:00    7,50    5h45'01    00:40:01    7,50
55    06h25    00:35:00    8,57    6h19'39    00:34:38    8,66
60    07h00    00:35:00    8,57    6h55'47    00:36:08    8,30
65    07h40    00:40:00    7,50    7h38'53    00:43:06    6,96
70    08h15    00:35:00    8,57    8h09'09    00:30:16    9,91
75    08h55    00:40:00    7,50    8h51'51    00:42:42    7,03
80    09h30    00:35:00    8,57    9h30'13    00:38:22    7,82
85   10h05    00:35:00    8,57    10h04'56    00:34:43    8,64
90   10h42    00:37:00    8,11    10h43'00    00:38:04    7,88
95   11h22    00:40:00    7,50    11h19'53    00:36:53    8,13
100 11h59    00:37:00    8,11    11h57'41    00:37:48    7,94
                        
TOTAL        11:59:00            11:57:40    

Millau ne s'arrête pas pour moi à quelques chiffres. Il y a eu  les retrouvailles avec les copains, l'ambiance magique de Millau, le barbecue le dimanche, etc... Mais tout ça, on en a largement parlé et on en parle encore sur le forum de Bruno Heubi, je ne vais pas le répèter.

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 21:15
Ils sont en course depuis le 3 juin 2003, et jusqu'au 9 juin. La Trans Aq', c'est 230km en autosuffisance et en 6 étapes le long du littoral aquitain. L'épreuve organisée par Gérard Caupène et son équipe (Dunes Organisation) séduit, 126 coureurs sont au départ de cette 3ème édition.

Jacques David (Groupe Carrefour) et Benoît Laval, le vainqueur de l'édition 2006 (Raidlight) gagnent ensemble la 1ère étape. Les résultats sont mis en ligne chaque soir sur le site officiel de la Trans Aq'

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18 janvier 2007 4 18 /01 /janvier /2007 18:25
Le championnat d'Europe2007 de 24h aura lieu sur piste, à Madrid, les 5 et 6 mai prochains (source IAU)

Dans ces conditions, le nombre d'athlètes accueillis dans la capitale espagnole sera limité à 40 coureurs environ chez les hommes et 25 féminines. Il n'y aura pas de compétition par équipes. Les 3 premiers couloirs seront réservés aux dames, les extérieurs aux messieurs.

Plus d'infos prochainement sur le site espagnol www.ultrafondo.es (en Anglais également)

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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 17:01
Immense succès pour cette édition de la NFL (No Finish Line), plus de 84 000 kms parcourus soit plus de deux fois le tour du globe en 8 jours! L'épreuve connaît chaque année un succès grandissant, 2006 bat tous les records!

Sur les 8 jours, ont réalisé une moyenne journalière de:
- plus de 100km: 1 coureur
- entre 90 et 100km: 3 coureurs
- entre 80 et 90km: 2 coureurs
- entre 70 et 80km: 11 coureurs
- entre 60 et 70km: 7 coureurs
- entre 50 et 60km: 8 coureurs
- entre 40 et 50km: 10 coureurs
- entre 1 et 40km: plus de 3000 coureurs!

Bravo aux 3200 coureurs qui ont donné leurs kilomètres pour venir en aide aux enfants souffrants ou en difficulté à travers l'association Children and Future.

Peter KLUKA gagne l'épreuve des 8 jours avec 809km devant l'Ecossais William SICHEL, 770km réalisés en 6 jours et vainqueur du classement des 6 jours. La 3ème place revient à Christophe LABORIE. Le podium féminin est composé de Patricia LEBLANC (618km) suivie de Nathalie LAMOUREUX et Mireille CORMIER.

Pas de surprise sur les 24h avec la victoire de Mohamed MAGROUN, 244km devant le Finlandais Janne KANKAANSYRJA et l'Espagnol Manuel REAL PEREZ. La victoire féminine revient à Christine BODET qui franchit enfin la barre tant espérée des 200km.

Les résultats complets sont sur le site de l'organisation de la No Finish Line

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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 18:09
Après 7 jours de course le long de la digue de Monaco l'Ecossais William SICHEL est toujours en tête bien qu'il n'ait pas bougé le moindre doigt de pied depuis hier.

SICHEL avait annoncé qu'il venait pour courir les 6 jours. Cette année un classement est établi au passage du 6ème jour et c'est donc SICHEL qui l'emporte avec 770km.

Derrière l'Ecossais nous retrouvons actuellement Peter KLUKA avec 707km puis Christophe LABORIE, 643km. Claude HARDEL qui faisait figure de favori est arrêté depuis la 98ème heure suite à un problème de releveur. Chez les féminines  Patricia LEBLANC est en tête avec 536km.

La course n'est pas finie puisque cette année la NFL compte une journée de plus que l'an dernier. Il va falloir serrer les dents jusqu'à demain à 14h!

Les coureurs du 24h sont venus rejoindre les participants aux 8 jours. En tête du double tour d'horloge se trouve actuellement Mohamed MAGROUN pour les hommes et Christine DAVID BODET chez les dames.

Les classements complets et le suivi de ces deux courses sont sur le site de l'organisation Children and Future: http://www.nofinishline.com

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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 17:33
Vous étiez plusieurs à apporter votre soutien au projet de Marie et d'ATGC en parrainant mes kilomètres lors des 24h de Séné (56) au mois de mai 2006 pendant que d'autres ailleurs, en Alsace, à Montpellier, se mobilisaient pour la même cause.

J'ai le plaisir de vous annoncer que ce projet s'est concrétisé. En effet les chambres stériles de l'hôpital de Hautepierre à Strasbourg sont équipées en WIFI depuis le 9 novembre dernier. Cette installation permet aux malades de rester en communication avec leurs proches pendant leur traitement. Marie, quant à elle, a quitté l'hôpital et poursuit ses études à Nancy.

En apportant chacun notre pierre, on peut arriver à bâtir de grandes choses.

Merci encore à tous les contributeurs.

Je rappelle que l'association ATGC (Alsace Thérapie Génique et Cancer ) continue ses actions dans la lutte contre le cancer et a besoin de soutien. Pour les retrouver: www.atgc-alsace.com

Amicalement.
Marcel MILIN

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Published by Marcel MILIN - dans humanitaire et ultrafond
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23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 20:34

Deux courses d’ultra m’ont toujours fasciné, je rêvais d’y participer depuis des années, il s’agit du Spartathlon et de la Transe Gaule. Pour la Transe Gaule, c’est fait (l’an dernier), il reste le Spartathlon… 

Je fais partie des 23 Français inscrits au Spart’2006 et nous voilà à J-6. Le week-end est donc consacré à la préparation, le sac, la feuille de route, et aussi la prépa mentale avec un œil dirigé vers les 100km de Millau. Je n’aime pas rentrer trop vite dans mes courses, c’est une débauche d’énergie inutile qu’il vaut mieux consacrer à l’entraînement, mais maintenant c’est l’heure !

A l’origine de cette course il y a d’abord la légende de Pheidipiddès, sur fond historique. J’ai lu dans une revue de course à pied que Pheidippidès et Philippidès étaient une seule et même personne, il semble que non selon l'organisation. L’un a survécu au terme de 246km de course, Philippidès est mort après 40km mais il est vrai que ce dernier portait une armure. Pheidippidès, le plus rapide coursier de l’époque, partit d’Athènes au lever du jour et arriva à Sparte le jour suivant au coucher du soleil. Hérédote nous dit que Pheidippidès, découragé au pied du Mont Parthénon, fut aidé par les dieux. Y aura t’il un dieu pour me redonner la force dans le Parthénon ? 

Ensuite, voici l’histoire de la naissance de cette course. En 1982 John Foden, commandant dans l’armée Britannique et coureur d’ultrafond partit avec 4 de ses hommes sur les traces du messager Grec. Trois d’entre eux terminèrent dont Foden lui-même en 37h58'. Le premier John Scholtens, termina en 34h39', le troisième en 39h. L’année suivante la course était née, le délai éliminatoire étant fixée à 36h.

Vous l’avez compris, ce sera dur pour moi ! Mais je ne dis pas que c’est impossible, sinon je n’irais pas. Il me faudra être dans un grand jour. Le moindre bobo, les crampes, les douleurs aux genoux ne pardonneront pas car je vais devoir jongler avec les barrières horaires pour pouvoir tenir 246km. J’ai pris comme base la feuille de route que m’avait fourni Annick Le Moignic en 2003. L’autre jour je disais à Annick, de passage à Carnon  à l’occasion de son Tour de France par la côte, que j’allais suivre son road book sans rien y changer. En fait je suis en train d’y apporter quelques retouches mais très légères. Je vais me caler sur 175km aux 24h pour une barrière à 169 et un record à 188km sur cette durée. Ensuite il resterait un peu plus de 70km en 12h. Ceci peut paraître peu, moins de 6km/h, mais c’est beaucoup quand on a déjà 175km dans les jambes. D’autant plus, et c’est bien là la difficulté du Spartathlon, que les barrières horaires imposent de partir à 11km/h. Si j’avais eu le choix je serais parti à 9 sur une telle distance…

Enfin, quelque soit le résultat le bonheur est d'abord de participer, de retrouver les copains, de passer une semaine ensemble. Et terminer dans les délais me comblerait !

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10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 19:40
La Bretagne aime la course à pied et l'ultrafond. Les amateurs du Léon dans le Finistère en auront pour leur compte la semaine du 15 août. En effet les deux communes léonardes Roscoff et Plouvorn préparent leur départ pour un long voyage à trois jours d'intervalle.  D'un côté la Transe Gaule, 1166km en 18 étapes, de l'autre les 24h du Plan d'eau de Plouvorn, support du championnat de Bretagne FFA de 24h.

Roscoff ouvrira le bal de l'ultra le 16 août. Pour la 5ème fois les coureurs de la Transe Gaule partiront de Roscoff sur Manche. Ils rejoindront Gruissan en Méditerranée au terme des 18 étapes et 1166km sur nos belles routes françaises ...euh pardon, gauloises! L'épreuve chère au voisin saintpolitain Jean-Benoît JAOUEN, co-fondateur et organisateur de l'épreuve, compte toujours autant d'internationaux dans ses rangs. Parmi les 38 partants, deux vétérans de la TG vont tenter de cueillir leur 5ème étoile. Il s'agit du Français de l'Aude Daniel MULLER et du Texan Don WINKLEY. On peut leur faire confiance, ils connaissent le moindre nid-de poule.

Trois jours plus tard c'est Plouvorn qui prend le relai pour la 2ème édition des 24h du Plan d'eau, support des championnats de Bretagne FFA. Parmi les 51 individuels inscrits à ce jour et ceux qui ont assuré l'organisateur Bruno CHEVALIER de leur présence on note la participation des 3 premiers de la précédente édition, Albert VALLEE, Christian EFFLAM, Joseph GRALL, ainsi que la 1ère féminine Christine BODET, sélectionnée pour les derniers championnats du monde (...mais hélas absente pour raisons professionnelles, pas toujours facile la FP ;-) )

Là-bas la température baisse après le 15 août mais ça va être chaud -et même "show"- dans le Léon!

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Published by Marcel MILIN - dans infos course à pied
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